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Un litige de convoyage se gagne ou se perd avec les photos du départ. Pas avec la bonne foi, pas avec l’ancienneté de la relation : avec des images horodatées que personne ne peut contester.
Publié le par l’équipe M-Delivery.

Un litige de convoyage se résume presque toujours à la même phrase : « ce n’était pas comme ça au départ ». Sans photos, cette phrase ne se démontre ni ne se réfute. Avec un état des lieux correctement fait, la discussion dure cinq minutes et se règle sur les images.
Le véhicule doit être propre. Sur une carrosserie sale, une photo ne prouve rien : on ne distingue pas une trace de poussière d’une rayure, et c’est exactement l’argument que l’on vous opposera. Un véhicule poussiéreux rend le constat du départ inutilisable.
La lumière doit être exploitable. De jour, à l’extérieur, sans soleil direct dans l’axe. Un parking souterrain au néon masque les micro-rayures et les différences de teinte, et sous un soleil rasant tout reflet devient un défaut.
Les photos doivent être horodatées. C’est la date qui fait la preuve, pas l’image seule. Les photos prises depuis un téléphone portent cette information, à condition qu’elles soient transmises sans passer par une messagerie qui les recompresse et les dépouille de leurs métadonnées.
Vingt à vingt-cinq prises de vue suffisent, dans cet ordre.
Chaque défaut constaté au départ mérite deux photos : une large pour le situer sur le véhicule, une rapprochée pour le qualifier. Une photo rapprochée seule ne prouve rien, puisqu’elle pourrait venir de n’importe quelle voiture. Un repère d’échelle à côté du défaut, une pièce de monnaie ou une clé, aide à juger de sa taille.
Les photos documentent l’état. Le PV engage les personnes. Il doit mentionner la date et l’heure, le lieu, l’immatriculation et le numéro de série, le kilométrage relevé, le niveau de carburant ou l’état de charge, le nombre de clés, les accessoires présents, la liste des défauts constatés, puis les noms et les signatures des deux parties.
Le point de méthode qui compte : ce qui n’est pas écrit n’existe pas. Un défaut signalé oralement au chauffeur et absent du PV ne sera opposable à personne. Et si une mention vous paraît inexacte, portez une réserve écrite avant de signer. Une réserve maintient la discussion ouverte ; une signature nue la referme.
Même série, même ordre, mêmes cadrages. La comparaison devient immédiate, et c’est toute l’utilité du protocole. Trois réflexes à tenir.
Ne signez pas le constat d’arrivée avant d’avoir fait le tour du véhicule. La signature vaut acceptation de l’état, et un réceptionnaire pressé qui signe sur le capot engage son entreprise.
Si un dommage apparaît, ne laissez pas repartir le chauffeur sans l’avoir inscrit au PV, en sa présence, avec les photos à l’appui. Un dommage signalé le lendemain par courriel perd l’essentiel de sa force.
Comparez les relevés, pas seulement la carrosserie. Le kilométrage doit correspondre à l’ordre de grandeur du trajet. Un écart important mérite une explication immédiate.
Les deux parties repartent avec le PV signé et avec la série photo. Conservez l’ensemble au moins le temps que le véhicule soit revendu, restitué ou intégré à votre flotte, et au minimum un an. Sur un véhicule destiné à la revente, ces photos servent une seconde fois : elles documentent l’état à la réception si un acheteur contestait plus tard un défaut.
Nos missions comportent cet état des lieux au départ et à l’arrivée, avec photos, et la question de la responsabilité en cas de dommage est traitée dans qui paie un dommage survenu pendant un convoyage. Pour une restitution de LLD, le même protocole s’applique face à l’expert du loueur : éviter les frais de remise en état.
Deux séries de photos identiques, prises sur un véhicule propre et de jour, plus un PV signé des deux côtés. C’est peu de choses, et c’est ce qui fait la différence entre une discussion de cinq minutes et un dossier qui s’enlise.

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